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Dr Pierre KOVALEVSKY, Centre Hospitalier de Bagnols-Sur-Cèze

 

« On a fait un pas de géant vers l’exportation de notre système d’information. »

 

Ecoutez les 3 témoignages du
Dr Pierre KOVALEVSKY :

#1 La crise, un moyen de découvrir de nouveaux usages des systèmes d’information

#2 Le suivi à domicile, un vrai bénéfice patient

#3 Le lien ville-hôpital, un projet d’actualité

#1

 

#1 La crise, un moyen de découvrir de nouveaux usages des systèmes d’information  ?

Pierre KOVALEVSKY :
« Oui, en l’occurrence grâce à la mise à disposition par Softway Medical de leur logiciel qui s’appelle Ville-Hôpital (VH Manager). On a maintenant des portails patients dédiés pour la gestion des personnes qui sont susceptibles d’avoir le COVID, ou en tout cas, qui sont passées par nos services pour une suspicion de COVID ou COVID avéré, et qui nous permettent de les suivre à distance.

 

« … On a optimisé notre prise en charge grâce à des outils visuels qui nous aident beaucoup. »

 

Tous les patients qui ressortent de l’hôpital avec une suspicion de COVID, qu’elle soit avérée ou pas, peu importe, sont appelés 3 fois.
Au 3ème jour, l’objectif au 3ème jour étant de dépister la surinfection bronchique et du coup d’éventuellement devoir les mettre sous antibiotiques.
Au 7ème jour, on les rappelle parce que c’est à ce moment-là qu’il y a des complications respiratoires.
Et puis au 14ème jour pour vérifier la bonne évolution.
Le 3ème jour, c’est systématiquement un médecin qui prend en charge cet appel pour essayer de dépister tous les problèmes éventuels et à l’issue de cette téléconsultation, on détermine la nature du suivi. Si le suivi doit rester médical. S’il peut être infirmier et si le suivi standardisé J3, J7, J14 suffit ou s’il faut des suivis rapprochés. Et par rapport à ça, on avait un simple fichier Excel partagé au début. Maintenant avec les outils mis à disposition par Softway nous avons un tableau de bord qui nous permet de voir chaque jour quels sont les patients que l’on doit rappeler dans le cadre du 3ème jour, du 7ème jour ou du 14ème jour.


On a une vision globale de tout ce que l’on a à faire et avec l’intégration des formulaires de suivi du Ministère on peut voir tous les points de vigilance qui sont déjà notés en rouge si le patient répond à ces formulaires. Sinon notre suivi sur un autre tableau avec codes couleurs nous permet de voir l’évolution. D’un tableau Excel qui était un peu fastidieux, on a maintenant une vision globale de tous les points de vigilance pour ces patients.

 

« On est dans un confort d’utilisation, on gagne du temps et de la performance. »

 

Tant que l’on avait 20 patients à suivre c’était facile, mais à partir de 300 ce n’était plus possible. Nous avions vraiment besoin d’avoir une industrialisation de la chose. Et puis maintenant, on a pris l’habitude de travailler avec cette grande planification qui simplifie tout parce qu’on a un lien direct avec notre dossier patient, on a les téléphones, on a les suivis sous forme de tableaux. On est dans un confort d’utilisation, on gagne du temps et de la performance puisqu’on sait qui il faut rappeler avant les autres parce qu’il y a un critère de vigilance. Très clairement on a optimisé notre prise en charge grâce à ça, parce qu’on a des outils visuels qui nous aident beaucoup. »

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#2

 

#2 Le suivi à domicile, un vrai bénéfice patient

Pierre KOVALEVSKY :
« Le bénéfice patient est à plus d’un titre. Déjà dans le principe du suivi qu’on pourra étendre à tout ce qui concerne le patient qui sort de l’hôpital de Chir Ambu ou dans les parcours patients des maladies chroniques, mais même aujourd’hui pour le COVID, le fait de rappeler les patients, de prendre de leurs nouvelles, de prendre soin d’eux, c’est déjà à la base, hyper important dans cette période. Ils sont seuls chez eux parfois confinés dans leur chambre pour ne pas contaminer leurs proches. Le fait d’avoir des gens qui appellent, on a un bénéfice important parce que l’on prend soin du patient.

Ça c’est hyper important. Après il y a la mission médicale qui est de dépister éventuellement des complications, ce qui nous a permis de faire revenir des patients qui étaient un peu limites et de les faire hospitaliser avant des compensations. D’autres fois aussi, on a pu avoir des prises en charge communes avec les médecins traitants, sur des patients qu’on trouvait un peu limites. J’ai plusieurs exemples autour desquels on appelle les médecins traitants tous les deux jours pour se coordonner. On a fait mettre de l’oxygène à domicile. On a aussi en termes de soins un réel gain dans ce principe de suivi. Et puis dans le portail qui a été mis à disposition des patients, ils ont accès à des documentations sur  : comment faire pour se protéger, pour protéger ses proches, sur comment gérer le linge ainsi que de l’information très pratique. Je pense qu’il y a beaucoup, beaucoup, d’intérêts sur les prises en charge en général.  »

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#3

 

#3 Le lien ville-hôpital, un projet d’actualité

Pierre KOVALEVSKY :
« Notre objectif pour les 5 ans à venir dans le cadre d’un schéma directeur du système d’information c’est vraiment d’arriver à avoir un lien entre la ville et l’hôpital. Pouvoir continuer à suivre les patients quand ils sont sortis hors de nos murs, dès le jour de la sortie, au-delà de la continuité des soins assurée par le biais du DMP. Et là on est dans un grand projet, autour du patient, de pouvoir continuer à collecter des informations sur son état de santé. C’est justement sur ce sujet que Softway Medical nous a mis le pied à l’étrier, pour développer cette grande stratégie de demain qui est de faire sortir son système d’information de l’hôpital.

Pour moi c’est une avancée majeure parce qu’aujourd’hui on suit les gens du COVID c’est bien, c’est un premier pas, mais demain c’est ce qu’on veut mettre en place pour toute une chirurgie ambulatoire, et Dieu sait, que c’est dans l’air du temps d’avoir de plus en plus de pourcentage de chir ambulatoire. L’objectif étant d’atteindre 70% des chirurgies. Les patients ressortent le jour même et rentrent à leur domicile,  après on ne sait plus forcément ce qu’ils ont, ce qu’ils font, ce qu’ils présentent. On leur dit : « vous verrez votre médecin traitant », mais il n’est pas forcément là. Le fait d’avoir un outil qui nous permette de voir qu’il y a des complications après, de cicatrices, de douleurs, etc… et d’être en capacité de visualiser les patients qui ont des problèmes pour les rappeler et éventuellement les reconvoquer ou leur donner des conseils, est un bénéfice important.

« Ils ont développé en 15 jours ce qu’ils auraient dû faire en 1 an. »

 

Pour moi, l’expérimentation au COVID est une avancée majeure vers ce qu’on veut faire de nos systèmes d’informations avec un suivi des patients à domicile après leur hospitalisation. Donc je suis très enthousiaste par ce projet. Même si tout n’est pas encore parfait. Ils ont développé en 15 jours ce qu’ils auraient dû faire en 1 an. Forcément tout n’est pas encore optimisé, on n’a pas encore de photos, on n’a pas encore tout ce qu’il faut, mais on a fait un pas de géant vers l’exportation de notre système d’information. C’est un projet qui m’enthousiasme.
On n’avait pas imaginé avoir ça avant 1 an, et là on l’a eu en 15 jours !
En 2 semaines, ils ont mis en place quelque chose que l’on attendait dans l’année. »